cycle — fantastique


présentation du cycle
fantastique




Ouvrir le cycle fantastique, c’est poser la question de la frontière, de la lisière, précisément, entre le possible et l’impossible, le visible et l’invisible, et chercher ce que le théâtre permet de creuser comme sillon sur cette ligne de crête.


C’est partager la conviction que le théâtre doit montrer ce qui habite le réel et le travaille de l’intérieur, et qui n’est montré nulle part ailleurs. Comme le dit Jean-Luc Godard, le théâtre doit montrer ce que, sans le théâtre, on ne verrait pas.


C’est, enfin, poser la question de l’expérience, de ce qui est le plus intime et subjectif, et qui touche à l’élément commun qui nous préoccupe. Au cœur de toute expérience de vie, nous croyons que se loge cet élément partagé par tous, partout : le fait que pour les êtres humains, le fait de vivre ne va pas de soi.


Le fantastique, parce qu’il opère par déplacement, par un tremblement du réel, fait advenir sur ile plateau cette conscience confuse qu’il y a autre chose, que la vie, ça ne peut pas être ça, seulement ça.