les créations antérieures


carmelle, etc.

Tryptique composé de trois formes courtes de trente minutes chacune, pour trois acteurs et trois marionnettes.

Le 1er volet : Carmelle ou la déraison d’être

Texte : Vincent Macaigne
Avec : Jeanne Videau
Mise en scène : Marie Charlotte Biais
Décors : Pierrick Stéphant

Le 2ème volet : Fidel ou la Nécessité du Divertissement

Texte: Léo Pajon
Avec : Marie Charlotte Biais
Mise en scène: Jeanne Videau, Balthazar Voronkoff.

le 3ème volet : Ixelle ou la Répudiation des Continences

Texte : Balthazar Voronkoff
Avec : Balthazar Voronkoff
Mise en scène : Jeanne Videau et Marie Charlotte Biais.
Création sonore : Guillaume Blanchard.

Production : Compagnie Co-Incidence.

Coproduction : Compagnie des Zonzons - Théâtre le Guignol de Lyon ; association Et Qui Libre – Marionnettissimo ; ODDC des Côtes d’Armor ; Théâtre du Chaudron ; La Petite Roulotte – festival de la marionnette de Grenoble.

Avec le soutien : de l’Espace Périphérique et du Théâtre de la Marionnette de Paris.

Avec l’aide : de la DRAC Île-de-France et de l’ARCADI.

Le spectacle propose trois mises en scène, trois textes écrits par trois auteurs, pour trois personnages, Carmelle, Fidel et Ixelle.
Chaque volet présente un monologue, un personnage seul qui se débat avec acharnement dans la nébuleuse de ses chimères.

Le triptyque s’est construit autour d’un cahier des charges succinct :

- monologue en adresse directe au public
- identité de scénographie
- présence d’une marionnette
- texte contemporain
- public adulte
- mort symbolique du personnage.
- Et ce questionnement sur la solitude, sur le délire intime quand il sert de prétexte à la représentation de soi.

Quand le délire intime est livré au public, il devient un moteur de jeu qui s’emballe et vire rapidement vers l’extrémisme. Or même s’il est dangereux, l’extrémiste est ridicule.
Nos personnages, dans le fond, sont des personnages de farce.
Ils sont les jouets d’un contexte médiatique qui oscille entre puritanisme et pornographie, où l’acharnement pour la libération de soi s’opère sous la stricte surveillance de l’opinion publique.
C’est de cette contradiction de position que surgit leur douleur, dans le sens où ils sont victimes et bourreaux, victimes du regard de leur public, bourreaux quand ils lui imposent l’impudeur de leur expérience.

Le 1er volet : Carmelle ou la déraison d’être

Création Juillet 2005, festival de théâtre de rue

Parcours d'une désillusion ou comment la bonne intention est le terreau du diable.
Carmelle, personnage fragmentaire, lyrique, vulgaire et mystique est accompagné de son ange gardien qu'elle martyrise, créature ellemême oscillant entre humour noir et tragédie. Dans ce monologue perce maladroitement une folle envie de tendresse. Personnage à fleur de peau et explosif, elle cherche la rédemption dans votre regard compatissant.

Le 2ème volet : Fidel ou la Nécessité du Divertissement

Création Octobre 2007, Théâtre du Chaudron- La Cartoucherie

Fidel est un clown informe, désespérant et compétitif, en croisade contre l’anonymat des exilés du « bimbo system ». Fidel emploie son inventivité, son appétit d’amour à se faire connaître. Amour boulimique pour public aux yeux plus gros que le ventre, Fidel est le miroir de cet appétit dévorant.
Fidel a l’extrême candeur de vouloir faire plaisir au monstre sans visage qui la guette dans l’ombre du théâtre, du coup elle explore toutes les régions du sacrifice.
Fidel est la marionnette d’un présentateur télé, la marionnette d’une marionnette, sur un plateau où tout le monde se dépasse et s’exhibe à en mourir, pour exister.

le 3ème volet : Ixelle ou la Répudiation des Continences

Création Mai 2008, Théâtre de la Cité Internationale dans le cadre du festival Les Scènes Ouvertes à l'Insolite par le Théâtre de la Marionnette à Paris.

Le projet, troisième volet du triptyque expose un homme, et sa compagne : une poupée, une effigie de femme, l'objet matérialisé de ses désirs. Avec elle, c'est ce qu'il veut, où il veut, quand il veut. Elle ne pose aucune limite. Les limites, c'est lui qui les fixe, ou plutôt ses inhibitions, aussi loin qu'il parvient à les repousser. Pris à son propre jeu, l'homme s'éprend de cette créature fantasmée, évanescente et lointaine. Son indifférence le met à la torture. Il ne peut la posséder et en devient l'esclave.

Photos dans l'ordre de:
© cédric nicolas
© pauline biais
© carlo guiesa